Thomas VOECKLER remporte aujourd'hui, le Grand Prix de PLOUAY...
Pour s'imposer à Plouay qu'il présente lui-même comme un monument du cyclisme, Voeckler a réuni en 4 kilomètres toutes les vertus qui ont fait de lui l'une des coqueluches du public français après avoir conquis le maillot bleu-blanc-rouge en 2004 et porté le maillot jaune du Tour de France pendant dix jours cette année-là.
Dans une course qui fut longue à se dessiner en dépit de l'échappée de quatre Français Benoît Vaugrenard (Française des Jeux), Nicolas Vogondy (Agritubel), Laurent Lefèvre (Bouygues Telecom) et Michaêl Buffaz (Cofidis), et sans préjuger de ce que pourrait être le résultat, Thomas Voeckler a tout d'abord respecté le plan qu'il avait ébauché avant le départ. Le coureur de Bouygues Telecom, qui venait de gagner quatre jours plus tôt le tour de Poitou-Charente, a choisi de rester tranquille à l'arrière en attendant que la situation se décante sur ce parcours pour le moins sélectif.
Une fois l'échappée matinale reprise à 50 km du but, la course a semblé s'offrir à d'autres attaquants, notamment Jens Voigt (CSC), Pablo Lastras (Caisse d'Epargne) et l'ancien champion de France Pierrick Fedrigo (Bouygues Telecom), qui ont tenté leur chance en vain. Le peloton n'a pas lâché prise et est revenu dans la dernière difficulté, la côte de Ty Marrec. La perspective d'un sprint massif se précisait alors. C'est le moment qu'a choisi Voeckler pour signer son numéro de soliste. "Le tour précédent, j'avais entamé cette côte en dernière position, au sommet j'étais devant. J'ai pris confiance et je me suis appliqué à rester placé", a-t-il expliqué. Il a donc attaqué à trois kilomètres du sommet et a tout donner pour sur les kilomètres suivants, atteignant des pointes à 70 km/h pour assommer le peloton qui n'a pas pu le reprendre.
Thomas Voeckler signait là un ses plus beau succès. "C'est une belle victoire pour moi et pour mon équipe qui n'a pas manqué une seule échappée." précisait-il. Ses problèmes de santé, qui l'ont empêché de tenir son rang sur le Tour de France dont il es sorti plutôt frustré, semblent désormais derrière lui. A 28 ans, il pense maintenant au championnat du monde à la fin du moins en Allemagne dont il est pourrait un des chefs de file français.